Vous souhaitez réaliser une galactographie ? L’Institut de Radiologie de Paris réalise cet examen d’imagerie du sein. Découvrez ici son déroulement et les modalités de prise de rendez-vous.
Qu’est-ce qu’une galactographie ?
La galactographie est un examen d’imagerie du sein centré sur les canaux galactophores, les petits conduits qui transportent le lait jusqu’au mamelon. Elle est nécessaire lorsqu’un écoulement anormal requiert une évaluation plus approfondie qu’une simple palpation ou observation clinique.
Son principe repose sur une injection très localisée : le radiologue introduit un fin embout dans le canal galactophore concerné, puis injecte une petite quantité de produit de contraste iodé hydrosoluble. Ce remplissage rend le canal visible sur les clichés, en complément de la mammographie.
L’objectif est simple : visualiser les canaux, repérer une éventuelle dilatation, une interruption du trajet ou une petite lésion intracanalaire, comme un papillome.

Dans quels cas réaliser une galactographie ?
La galactographie permet d’explorer un écoulement anormal du mamelon. Cet examen aide le radiologue à comprendre l’origine du liquide, surtout lorsque l’écoulement paraît séreux, brunâtre ou sanguinolent.
Son but est alors de repérer une anomalie située à l’intérieur des canaux galactophores, comme un papillome ou une petite tumeur bénigne.
Cet examen peut être demandé en cas de suspicion de lésion intracanalaire.
La galactographie intervient aussi en complément d’autres examens de la glande mammaire. Lorsque la mammographie, l’échographie ou l’IRM ne suffisent pas à expliquer l’écoulement, cette exploration apporte une information plus ciblée sur le trajet du canal concerné.
Comment se déroule l’examen ?
Le déroulement de la galactographie suit les étapes suivantes :
- Une fois la patiente installée, le radiologue repère l’orifice responsable de l’écoulement.
- Il introduit un cathéter très fin au niveau du canal galactophore. Cette technique de cathétérisme permet d’accéder à l’intérieur des canaux, sans anesthésie locale dans la majorité des cas.
- Le radiologue procède alors à l’injection d’une petite quantité de produit de contraste iodé. Ce produit assure le remplissage du canal et rend son trajet visible sur chaque cliché.
- Il prend ensuite des images de mammographie qui permettent d’analyser les canaux, de rechercher une dilatation, une interruption ou une anomalie associée à l’écoulement.
Sensations et précautions
La galactographie reste un examen généralement bien toléré. La patiente peut ressentir une légère gêne au moment du cathétérisme du canal galactophore ou lors de l’injection du produit de contraste iodé.
Cette sensation reste le plus souvent brève. Elle est liée au passage du cathéter et au remplissage du canal.
Avant l’examen, il est important de signaler toute allergie connue, notamment à un produit iodé, ainsi que toute douleur, inflammation ou modification récente du sein. Le radiologue adapte alors les précautions au profil de la patiente.
Résultats et suite de la prise en charge
Après la galactographie, le radiologue analyse chaque image radiologique obtenue. Il vérifie le trajet du canal galactophore, le remplissage des canaux et recherche une éventuelle lésion, une dilatation ou un défaut de progression du produit de contraste iodé.
Le résultat est ensuite transmis au médecin prescripteur avec un compte rendu médical. Selon les images, un examen complémentaire peut être proposé : échographie, IRM, scanner ou biopsie si une anomalie sensible doit être précisée.
Cette étape permet d’orienter la prise en charge du patient, notamment en cas de suspicion de papillome, de tumeur bénigne ou, plus rarement, de cancer du sein.